21 janvier 2015

J’ai un contrat donc je suis protégé… Pas si sûr!

L’assurance invalidité ne peut être abordée de la même manière qu’une assurance vie, notamment car le traitement lors d’une réclamation en diffère. En assurance vie, le processus de réclamation est relativement simple, parce que l’assuré est décédé. L’assureur ne peut certainement pas en prétendre autrement! Vous comprendrez que la situation est très différente en assurance invalidité, avec les nombreuses conditions médicales qui ne peuvent être diagnostiquées de façon précise. Pensons simplement aux troubles de santé mentale, aux maux de dos et à la fybromyalgie, pour n’en nommer que quelques-uns. Ceci fait en sorte que l’assureur effectue une analyse très rigoureuse au moment de la réclamation afin de savoir si l’assuré est réellement éligible à recevoir les prestations d’invalidité prévues à son contrat. Naturellement, cette étude pointilleuse peut soulever des informations qui n’avaient pas été divulguées au moment de l’achat du contrat. C’est à cette étape que la fête commence!

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il n’existe pas de corrélation entre la cause de l’invalidité et la cause du refus de payer une réclamation par l’assureur. En effet, si l’assureur constate au moment de la réclamation que des informations étaient manquantes ou incomplètes lors de la déclaration d’assurabilité initiale, l’assureur peut tout simplement refuser de payer la réclamation, annuler le contrat et rembourser les primes payées à l’assuré. En d’autres termes, suite à une crise cardiaque, un assuré peut se voir refuser sa réclamation parce que ce dernier a omis de déclarer des problèmes reliés au dos au moment de l’achat du contrat. L’assureur peut prétendre que, si cette information avait été connue, il n’aurait pas accepté d’émettre le contrat. Par conséquent, il refuse de payer la réclamation pour ladite crise cardiaque!

La rigueur au moment de la déclaration d’assurabilité est donc primordiale.

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